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[Flash Spécial] StopCovid : l’application de traçage du gouvernement disponible sur App Store !

Chers lecteurs, bonjour ! 

L’application StopCovid est fin prête. Validée par toutes les autorités, l’appli permettant le traçage des personnes positives au Covid-19 par le « suivi de ses contacts » ou « contact tracing »

 

Comment ça marche ? Sera-t-elle obligatoire ? Quelles informations personnelles seront utilisées ?

On vous dit tout !

 

 

 

Quel est le principe de fonctionnement ?

L’application StopCovid, une fois installée sur le smartphone préviendra les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif au coronavirus. La personne alertée pourrait alors se faire dépister et être prise en charge au plus tôt, où se confiner afin de briser les chaînes de transmission du virus, même si elle ne développe aucun symptôme. Cette alerte suppose que la personne testée positive au Covid-19 se déclare comme telle et accepte de diffuser cette information aux utilisateurs de l’application qu’elle croise dans la rue, les magasins, les transports… 

L’anonymat est respecté dans le cadre strict des diverses conditions établies par les directives européennes en vigueur : le RGPD Règlement général sur la protection des données. « Un véritable volontariat est la meilleure garantie du respect du règlement général sur la protection des données (RGPD) » indique la présidente de la CNIL, Marie-Laure Denis. Le consentement nécessite d’informer les utilisateurs sur plusieurs points : « Quelles données sont utilisées, par qui, avec qui sont-elles partagées, pour quelle finalité, pour combien de temps. Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de case précochée » insiste-t-elle.

Le Premier ministre Édouard Philippe l’assure « Nous avons pris toutes les garanties nécessaires pour que StopCovid respecte les données personnelles et de vie privée de ceux qui l’utilisent, son utilisation sera anonyme. » Dans le cas où une personne reçoit une alerte de contact à moins d’un mètre pendant plus de 15 minutes d’une personne qui a été testée positive, « elle devra alors restreindre ses déplacements, porter un masque et consulter un médecin » a précisé le Premier ministre le 28 mai, annonçant qu’il sera possible de la télécharger dès aujourd’hui.

 

Comment fonctionne l’application StopCovid ?

Lorsque les téléphones de deux personnes qui ont installé l’application vont se croiser à une distance de moins d’un mètre et pendant quinze minutes, le mobile de l’un enregistre les références de l’autre dans son historique via la connexion Bluetooth. Si une personne s’est déclarée positive au Covid-19 sur l’application StopCovid, ceux qui auront été en contact avec elle, seront prévenus de manière automatique, sur leur smartphone, via l’application : il sera notifié qu’il a été « en contact qualifié avec quelqu’un qui vient d’être testé positif sans savoir qui, quand, où » précise Aymeril Hoang expert en numérique au conseil scientifique dirigé par le Pr Jean-François Delfraissy. 

La technologie Bluetooth permet d’estimer la distance entre deux smartphones en mesurant la puissance du signal. « Une application identique à StopCovid : TraceTogether est déjà utilisée à Singapour. Elle enregistre les rencontres entre deux personnes dans un rayon de deux mètres. Les données sont conservées, de manière chiffrée, pendant 21 jours sur le téléphone. Le ministère de la Santé peut y accéder sur demande pour identifier les personnes ayant été en contact » indique la CNIL en exemple. 

 

L’application sera-t-elle obligatoire ?

L’application ne serait pas obligatoire. Elle devra être installée volontairement.

 

 

Quelles seraient les informations personnelles utilisées par StopCovid ?

Selon la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) l’application traitera bien de données personnelles et de santé, mais elle « respecte le concept de protection des données dès la conception, car l’application utilise des pseudonymes (générés automatiquement) et ne permettra pas de remontée de listes de personnes contaminées » explique Marie-Laure Denis, la présidente de la Cnil dans son avis rendu le 24 avril. Cette application ne demanderait donc aucune donnée personnelle : pas d’état civil, ni même de numéro de téléphone. C’est le médecin qui fournira au malade Covid-19 testé positif un code (chiffré et un QR Code) à saisir ou à scanner dans l’application. 

Pour la Cnil « il en résulte que demeure un lien entre les pseudonymes et les applications téléchargées, chaque application étant elle-même installée sur un terminal, qui correspond généralement à une personne physique déterminée. Du fait de ce lien, la Commission estime que le dispositif traitera des données à caractère personnel au sens du RGPD » souligne Marie-Laure Denis. De plus les données des utilisateurs de smartphones proviennent de sources multiples. Les smartphones enregistrent et émettent notamment à leurs opérateurs téléphoniques des données de géolocalisation, même s’il ne s’agit pas de traçage GPS ni d’un bornage téléphonique qui fait appel aux antennes relais des opérateursLes entreprises de téléphonie ont néanmoins la possibilité d’utiliser les données personnelles, pour comprendre les déplacements de population (leur client). 

Les limites de l’application 

Le chargé d’études prospectives pour la CNIL le reconnaît bien volontiers, outre le détournement des informations vers d’autres usages qui inquiète les usagers, c’est « la précision limitée des systèmes de localisation dans les zones denses qui risquent rapidement d’indiquer à de nombreuses personnes qu’elles ont été en contact avec une personne contaminée. » « Google reconnaît que les mécanismes de récolte de données d’Android ou de Google Maps ne sont pas construits pour fournir des enregistrements robustes et de haute qualité à des fins médicales et ne peuvent être adaptés à cette fin. » Enfin, cette technologie suppose que les personnes disposent individuellement d’un téléphone portable, le conservent avec eux tout au long de la journée, activent la fonction Bluetooth et acceptent de télécharger ce type d’application.

« Si une de ces associations se délite, alors toute cette chaîne de surveillance de la population s’interrompt. » Or « 25 % des Français n’ont pas de smartphone et ce taux est plus élevé chez les plus de 70 ans (44 %) (…) Il y a aussi la question de la compétence numérique et celle des zones blanches » souligne Marie-Laure Denis, la présidente de la Cnil le 15 avril au Sénat. Un autre point, sans doute aussi important que l’aval de la Cnil, les accords des entreprises Apple et Google  sont incontournables pour mettre à disposition l’application Stop Covid sur « Apple Store » et « Google Play » , afin d’être installée sur les smartphones sous iOS et Android. Cédric O l’assure, l’application fonctionnera sur tous les smartphones. 

 

Maintenant que vous êtes informé, allez-vous installer l’application StopCovid ?

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